Frank Völkl
Né à Bonn en Allemagne, Frank passe son adolescence à Paris. C’est suite à un achat de parfums par sa mère dans une boutique de la rue de Rivoli qu’il commence à se passionner pour les fragrances. Licence de chimie en poche, il entre à l’Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l’Aromatique Alimentaire de Versailles (ISIPCA) où il obtiendra son diplôme en 1991. Il continuera ensuite ses études sous la direction de deux parfumeurs qu’il considère aujourd’hui comme ses « mentors ».
Depuis 1995, il vit à New York. Fasciné par le pouvoir émotionnel d’un lieu comme Manhattan, symbole de l’urbanisme par excellence, il puise son inspiration dans la juxtaposition de l’ancien et du moderne qu’il essaye ensuite de retranscrire dans ses fragrances. Il s’efforce de créer des parfums simples et épurés : « le moindre détail doit avoir une raison d’être évidente », dit-il. « Le défi est trouver le parfait équilibre entre chaque ingrédient ». Il privilégie les nectars riches et mystiques aux notes florales et ambrées voluptueuses*.
Richard Herpin
Il grandit dans le sud de la France, près de Grasse, berceau de l’industrie de la parfumerie, où il travaille au côté de son père, brocanteur et restaurateur de meubles. Il apprend ainsi tout l’art de la restauration de meubles, à redonner à chaque meuble son caractère d’origine. Après un stage au sein du service antiquité du magasin londonien Asprey, il envisage de devenir décorateur d’intérieur. Mais, un stage chez le parfumeur Pierre Bourdon le fera changer d’avis.
A New York, il s’inspire de ses racines européennes et profite de la liberté créatrice qu’offre la ville. Parfumeur, il est aussi photographe amateur et musicien autodidacte. Pour lui, le monde de la parfumerie est similaire au monde des antiquités car les matières nobles, la symétrie et le savoir-faire comptent par dessus tout. Et aussi parce que les artisans, comme les parfumeurs, mettent toute leur âme dans leur art*.
Questions à Frank et Richard
Expliquez-nous comment s’est passée votre collaboration avec Cynthia Rowley ?
Elle a fait preuve d’une grande implication, elle a un bon « nez » et des opinions très affirmées. Elle a donc eu un rôle prépondérant dans le processus d’élaboration de ces parfums. Le résultat final est magnifique ; c’est toute sa personnalité qui a été capturée dans ces créations.
Comment avez-vous choisies les notes olfactives de ces 2 fragrances ?
Flower exalte le côté charmeur de chaque femme. Les notes boisées et épicées sont associées à des accords de lys, de feuille de violette et de freesia. Le sillage est un mélange de musc et de bois de santal, auquel vient s’ajouter une pointe de vanille. Le résultat est une fragrance à la fois mutine et sophistiquée, à l’image de Cynthia.
Lorsque nous avons créé Petal, nous voulions conserver l’esprit de la fragrance dédiée aux mamans mais dans une composition plus légère, plus innocente.
Cynthia et sa fille adoraient le muguet. C’était la note parfaite autour de laquelle créer cette fragrance*.
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